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Les actualités du Laboratoire Novabio

Laboratoire de Biologie médicale 

Gestion des températures des échantillons

En période de forte chaleur, nous vous rappelons que les prélèvements sanguins doivent être conservés à des températures comprises entre 15°C et 25°C jusqu’à leur récupération par le laboratoire.

En effet certains examens sont fragiles (cas du potassium notamment) : leur exposition à des températures élevées contribue à des résultats erronés à l’origine d’une prise en charge médicale potentiellement inadaptée.

Le stockage des coffrets de prélèvement au soleil est donc proscrit. En cas de séjour prolongé dans les véhicules, il est impératif de les conserver dans l’habitacle afin de pouvoir bénéficier de la régulation via la climatisation.
  

En période hivernale, nous vous rappelons l’importance de la maîtrise des températures lors de la phase préanalytique.

En dehors de cas très particuliers, les échantillons sanguins doivent être conservés à température ambiante (15 à 25°C) dans l’attente de la prise en charge par le laboratoire.

Il en est de même pour le matériel avant le prélèvement.
L’influence de la température est capitale dans la stabilité de certains paramètres, principalement le potassium. A titre d’exemple un tube de sang séjournant à 5°C durant 4 heures va engendrer une surestimation du taux de potassium de près de 20 % !
  
Le non-respect de ces exigences entraîne souvent des résultats faussement pathologiques dont vous constatez les conséquences à plusieurs titres : prélèvements de contrôle avec retard potentiel de prise en charge, hospitalisations inutiles, incompréhension des soignants et des patients…

 

LES ÉCHANTILLONS DOIVENT ÊTRE CONSERVÉS ENTRE 15 - 25°C ! 

Merci de passer en

mode paysage : 

 

 

Dosage de l'urée (septembre 2019)

A compter du 19/09/2019 la prise en charge du dosage de l'urée par l'assurance maladie est limitée, sur prescription explicite, aux 3 contextes cliniques suivants :

- sujet dialysé ;

- évaluation nutritionnelle dans une insuffisance rénale chronique ;

- insuffisance rénale aiguë.


Il est donc indispensable de renseigner le contexte clinique en cas de demande d'urémie.

Diarrhées infectieuses :

approche syndromique ciblée (juillet 2019)

La gastro-entérite et les diarrhées qui l'accompagnent constituent un problème de santé majeur.

Quasiment toutes les infections impliquent des pathogènes bactériens, viraux ou parasitaires.

L'approche syndromique permet, en fonction des symptômes présentés, d'établir un diagnostic rapide et précis afin d'initier un traitement adapté au plus vite.

Les panels syndromiques ciblés utilisés pour détecter les pathogènes recourent à l'approche par PCR en temps réel et permettent de raccourcir considérablement les délais de rendu de résultats.

Vous trouverez ici des informations détaillées sur cette approche innovante récemment mise en place dans notre laboratoire.

Mise en place du test HPV (novembre 2019)

Le cancer du col de l’utérus (CCU) représente en France plus de 1000 décès chaque année avec une incidence de près de 3000 nouveaux cas par an. Les trois quarts des cas sont diagnostiqués chez des femmes jeunes âgées de 25 à 64 ans. 
Recommandations de l’HAS et algorithme de triage des femmes âgées de 30 à 65 ans
•    Maintien des modalités de dépistage du CCU et des stratégies de triage pour les femmes âgées de 25 à 30 ans :
o    Entre 25 et 30 ans le dépistage du CCU reste fondé sur la réalisation de deux examens cytologiques à un an d’intervalle, puis 3 ans après si les résultats des deux premiers sont normaux,
o    L’examen cytologique en milieu liquide est recommandé +/- complété par un test HPV sur le même prélèvement en fonction de la cytologie,
o    Les recommandations formulées par l’INCa sur la conduite à tenir devant une femme ayant une cytologie cervico-utérine anormale s’appliquent.

•    Evolution des modalités de dépistage du CCU pour les femmes âgées de 30 à 65 ans :

elles sont dorénavant modifiées selon les recommandations de la HAS

 

 

Le test HPV au laboratoire NOVABIO

Au laboratoire NOVABIO la recherche d’HPV est réalisée par le test Cobas® 4800 HPV. Il s’agit d’une PCR en temps réel permettant dans le même temps l’amplification et la détection de :
•    12 HPV à haut risque : 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 66 et 68 ; sans les distinguer entre eux,
•    De HPV 16 spécifiquement,
•    De HPV 18 spécifiquement.

Le prélèvement se fait au laboratoire ou au cabinet médical sur des milieux de transport qui nous permettent de générer la réalisation d’un examen cytologique réflexe (pour vous procurer des milieux, nous vous invitons à contacter le laboratoire Novabio avec lequel vous êtes en contact).
Dans l’immédiat nous ne réalisons pas les tests HPV sur auto-prélèvement, en effet toutes le étapes du processus ne sont pas encore validées. 

Suivant les recommandations de l’HAS, la Nomenclature des Actes de Biologie Médicale (NABM) a évolué permettant désormais de prescrire chez les femmes âgées de 30 à 65 ans un test HPV de dépistage en première intention en l’absence de cytologie cervico-utérine préalable. Cet acte (4127, B100) est remboursé à 100% par la sécurité sociale. Il peut être prescrit 3 ans après la dernière cytologie avec un résultat normal puis tous les 5 ans dès lors que le résultat du test précédent était négatif.
On peut également prescrire un test HPV en suivi de traitement (après une conisation).
Enfin, pour les femmes de moins de 30 ans, la prescription d’un test HPV reste conditionnée par une cytologie avec atypies des cellules malpighiennes de signification indéterminée (ASC-US).

Score FIB-4

Fibrose hépatique (mars 2021)

UN NOUVEL OUTIL DE DÉPISTAGE DES MALADIES CHRONIQUES DU FOIE
Désormais, la réalisation du test FIB-4 est automatique dans votre laboratoire NOVABIO.


Le FIB-4 (Fibrosis-4 index) est un biomarqueur du risque de fibrose sévère (c’est-à-dire de fibrose F3 ou F4). Le FIB-4 est basé sur un algorithme simple et gratuit  qui se calcule grâce à l’âge du patient, le taux de plaquettes et les transaminases.

La fréquence de réalisation des tests biologiques le même jour (transaminases et plaquettes) et la gratuité de l’algorithme en font a priori un outil de dépistage utile en population générale.
L’arbre de décision post-test s’appuie sur 2 valeurs seuil :
  o Résultat < 1,3 : valeur prédictive négative (VPN>90%) => risque négligeable
 o Résultat > 2,67 : valeur prédictive positive (VPP>65%) => réalisation d’un 2ème test de confirmation (test sanguin spécialisé ou mesure de l’élasticité hépatique) => si positif, adressage en hépatologie et recherche de cause (alcoolique, virale, NAFLD puis autres causes rares).
   o Résultat entre 1,3 – 2,67 : incertitude => surveillance
NB : La valeur seuil est différente chez les personnes de plus de 70 ans.
En France, les 3 principales causes de maladie chronique du foie sont la consommation excessive d’alcool, la stéatopathie métabolique ou stéatose et les hépatites virales B et C. La prévalence de ces causes est importante :
   o Consommation excessive d’alcool : 24% de la population
   o Surpoids (cause de stéatose) : 50% de la population
   o Diabète de type 2 : 5% de la population
   o Hépatites virales B et C > 500 000 personnes.
La généralisation du FIB-4 dans tous les laboratoires d’analyse médicale, en routine, sans prescription médicale, est une action de santé publique s’intégrant dans le plan « priorité prévention » présenté par le premier ministre en mai 2018.
 
Une évaluation du parcours de soins des sujets après dépistage est à envisager en lien avec l’ARS.

* d'après Pr V. de Ledinghen - Service d'hépatologie CHU de Bordeaux. 

Evolution des objectifs de LDL-Cholestérol

et calcul du non HDL-Cholestérol

Avec 4 millions de décès par an en Europe, les maladies cardiovasculaires sont une des principales causes de décès.
En 2019, l’ESC/EAS (European Society of Cardiology and European Atherosclerosis Society) publiaient des recommandations sur la prise en charge des dyslipidémies.
 
1-Evaluation du risque cardiovasculaire total
L’évaluation initiale du niveau de risque cardiovasculaire constitue le préalable indispensable à la prise en charge du risque lipidique.
Le risque cardiovasculaire total est évalué par le diagramme SCORE qui évalue la mortalité à 10 ans. Voyez le Diagramme du score Cardiovascular Risk Chart
Ce diagramme ne s’applique pas :
- en prévention secondaire, chez le diabétique, chez l’insuffisant rénal ou en cas d’hypercholestérolémie familiale.
 
L’évaluation par échographie carotidienne et/ou fémorale de la charge athéromateuse et la mesure au scanner du score calcique sont recommandés pour estimer le risque chez les patients à risque bas ou intermédiaire.

 

Les catégories de risque cardiovasculaire (CV) sont définies dans ce tableau.

2- Dépistage d’une dyslipidémie
Le dépistage d’une dyslipidémie repose toujours sur l’exploration d’une anomalie lipidique (EAL), éventuellement complétée par d’autres marqueurs lipidiques (évaluation du cholestérol total, LDL, HDL, TG et du non-HDLc). L’EAL est recommandée chez tous les adultes dès lors qu’ils ont un facteur de risque. En complément de l’EAL, le dosage de l’apolipoprotéine B est proposé en cas d’hypertriglycéridémie, d’obésité, de diabète ou de taux vraiment bas de LDL-c, afin de mieux affiner le risque. Il peut aussi être utilisé comme une alternative au LDL-c.
 
3- Objectifs de traitement
L’ESC recommande :
-L’arrêt du tabac
-Une alimentation saine et équilibrée comportant notamment des légumes, des fruits, du poisson, et des céréales complètes
-Une activité physique de 30-60 min par jour
-Un IMC entre 20 et 25kg/m2, un tour de taille <94cm pour les hommes et <80 cm pour les femmes
-Une PA<140/90mmHG
-Une HBa1c<7%
-TG<1.5g/L
-Cholestérol‐LDL :

  • < 0.55 g/L et baisse de plus de 50% du taux de base, en prévention secondaire ou chez les patients à très haut risque,
  • C‐LDL < 0.70 g/L et baisse de plus de 50% du taux de base chez les patients à haut risque
  • C‐LDL < 1.00 g/L chez les patients à risque modéré
  • C‐LDL < 1.16 g/L chez les patients à bas risque
  • Cibles secondaires chez les patients obèses, présentant un syndrome métabolique, un diabète de type 2, des TG > 1.75 g/L : 

Non HDL‐C < 0,85 g/L chez les patients à très haut risque / Non HDL‐C < 1,00 g/L chez les patients à haut risque / Non HDL‐C < 1,30 g/L chez les patients à risque modéré.

 

La stratégie est résumée dans ce tableau.

 

4- Traitement
Le traitement de base reste les statines en utilisant la plus forte dose tolérée. En cas d’intolérance ou d’objectif non atteint, l’association à l’ézétimibe est recommandée.
En prévention secondaire, ou dans le cas d’hypercholestérolémie familiale, possibilité d’utilisation des inhibiteurs de PCSK9 si les objectifs ne sont pas atteints.

 

Références bibliographiques :
*2019 ESC/EAS Guidelines for the management of dyslipidaemias : lipid modification to reduce cardiovascular risk.  The Task Force for the management of dyslipidaemias of the European Society of Cardiology (ESC) and European Atherosclerosis Society (EAS). [Eur Heart J (2019); doi:10.1093/eurheartj/ehz455].
 *Quantifying atherogenic lipoproteins for lipid-lowering strategies: consensus-based recommendations from EAS and EFLM. Michel R. Langlois*, Børge G. Nordestgaard, Anne Langsted, M. John Chapman, Kristin M. Aakre, Hannsjörg Baum, Jan Borén, Eric Bruckert, Alberico Catapano, Christa Cobbaert, Paul Collinson, Olivier S. Descamps, Christopher J. Duff, Arnold von Eckardstein, Angelika Hammerer-Lercher, Pia R. Kamstrup, Genovefa Kolovou, Florian Kronenberg, Samia Mora, Kari Pulkki, Alan T. Remaley, Nader Rifai, Emilio Ros, Sanja Stankovic, Ana Stavljenic-Rukavina, Grazyna Sypniewska, Gerald F. Watts, Olov Wiklund and Päivi Laitinen, for the European Atherosclerosis Society (EAS) and the
European Federation of Clinical Chemistry and Laboratory Medicine (EFLM) Joint Consensus Initiative.  https://doi.org/10.1515/cclm-2019-1253

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